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Les 10km du 9ème avec un RP dedans !

Pour cette 1ère course de reprise, j’aimerais passer sous la barre des 1h, mais je ne me mets pas trop la pression non plus. Je suis partagée entre deux pensées contradictoires : d’abord je me dis que c’est tout à fait réalisable au vu de mes derniers entraînements : 10km en 1h02 sans spécialement forcer, je pense pouvoir facilement gagner 2 minutes surtout en course officielle où je serais portée par l’ambiance et les autres participants. D’un autre côté, le parcours est vallonné et constitué de petites rues et surtout j’ai un anniversaire la veille au soir.

Le réveil est difficile, je suis rentrée un peu tard et j’ai été réveillée à 6h par mon copain qui rentrait du dit anniversaire 🙂 . En plus de ça il pleut et il fait froid. Heureusement je dois rejoindre ma meilleure amie avec qui je me suis inscrite, donc pas le choix : je me lève et prends mon petit dej en espérant qu’il ne se fera pas trop sentir lors de la course.

Pour une fois, j’essaye de mettre les chances de mon côté : je me coupe les ongles des pieds, je prévois une bouteille d’eau (la meilleure idée que j’ai eu en 2014), je me tartine les pieds de crème Nok (ce qui n’a pas évité l’ampoule) et je me fais une natte (depuis que Diarydaily m’a fait peur avec une histoire de queue de cheval qui abîme les pointes).

Je ressasse mon « plan » pour la course : ne surtout pas partir trop vite, et opter pour le negative split : l’idéal serait de faire les 5 premiers kilomètres en 31-32 minutes comme d’habitude, puis d’accélérer un peu sur la deuxième partie.

Au moment de prendre le départ, il ne pleut plus (j’ai presque chaud d’ailleurs) et on n’est pas trop mal placées dans le peloton : parfait pour éviter les embouteillages du départ !

Top départ, c’est fluide et on parcourt tranquillement les rues du 9ème. Enfin tranquillement c’est ce que je croyais jusqu’à ce que je réalise que ma montre indique 5’30 du kilomètre. Je dis à ma meilleure amie qu’il faut qu’on ralentisse car on va se cramer, chose que j’ai dû faire 100 mètres avant de repartir de plus belle ! J’essaye de ralentir pourtant mais je n’y arrive pas, j’ai l’impression que c’est mon rythme de croisière habituel… alors je repense à tous ces CR de course où j’ai pu lire « j’allais vite mais comme je me sentais bien, j’ai continué ». Alors moi aussi, j’ai continué, quitte à devoir ralentir sur la 2ème partie de la course, on s’en fou après tout !

La course est constituée de deux boucles, ce qui est assez pratique pour savoir à quoi s’attendre sur la deuxième partie de la course : je peux prévoir les côtes et surtout les descentes qui suivent 🙂 . Oui parce que le parcours est fait de côtes, faux plat, descentes et quelques plats.

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Je vois immédiatement les bénéfices de mes séances de côtes dans le Jura : je passe les (petites) côtes assez facilement sans ralentir l’allure et profite des descentes qui suivent pour accélérer un peu.

Du coup, je passe le 5ème km en 28mn49 : je n’en crois pas mes yeux ! Les derniers kilomètres se font encore plus vite, en moyenne à 5’10 du kilo, improbable !! Je comprends que je vais passer sous les 1h et bien, du coup j’accélère encore plus et me voilà à 4’30 du kilo sur les deux derniers kilomètres… C’est dur mais je m’accroche, surtout quand je reconnais au loin mon copain qui malgré son retour tardif de soirée a fait l’effort de se lever pour venir m’encourager 🙂 .

Les derniers 500 mètres sont vraiment durs, en plus on enchaîne les petites rues en espérant qu’à chaque virage va se trouver l’arche d’arrivée mais cette dernière se fait attendre… jusqu’à la voir enfin, au loin, je donne tout et ça y est c’est terminé !

Ma montre indique 55’42 et comme il n’y a pas de chrono sur l’arche, j’attends le temps réel qui me sera envoyé par texto 30 minutes plus tard : 56 minutes et 25 secondes. 605ème place sur 879 participants, 71ème femme de ma catégorie sur 176 !

Je suis HYPER contente d’avoir battu mon record d’autant (1h02), je ne m’en pensais pas du tout capable ! Je suis aussi trop fière de ma meilleure amie qui a fait 59 minutes 53 et qui passe donc aussi sous la barre des 1h ! Un double record, que demander de mieux ?

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Côté organisation rien à redire j’ai trouvé que c’était très sympa pour une « petite » course, les rues étaient bien barrées malgré les protestations des automobilistes, on a même eu le droit à une petite médaille à l’arrivée ! Un peu dommage que les kilomètres n’étaient pas affichés sur le parcours (ou je ne les ai pas vu ?), ceux qui n’avaient pas de montre ne savaient donc pas où ils en étaient… Vu que j’avais emmené ma bouteille d’eau, je ne me suis pas arrêté au ravito, mais j’ai cru apercevoir des bouteilles d’eau et des fruits secs ! Seul petit bémol, on a passé 15 minutes à trouver où on devait rendre nos puces alors qu’en fait on pouvait les garder (il y avait pourtant écrit sur le dossard qu’il fallait absolument les retourner). Bref rien de bien grave ! Pas beaucoup de supporters dans les rues du 9ème en ce dimanche matin, mais je garde en mémoire la petite famille postée à un coin de rue pendant toute la course, avec les enfants qui tenaient un panneau « allez tout le monde ! » j’ai trouvé ça vraiment trop mignon.

Bon, c’est quand le prochain 10km ?

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Mon premier 10km officiel

Vous vous en souvenez peut-être, je vous avais annoncé il y a quelques temps que je participais aux foulées de l’assurance (10 km) avec mon entreprise. Puis la semaine dernière, pour cause de pollution et de non entraînement intensif j’ai décidé finalement de ne pas m’inscrire. Sauf qu’en fait j’y ai participé. (Oui je suis assez indécise comme fille).

Arrivée au bois de Boulogne

Arrivée au bois de Boulogne

Contexte :

Etant en partiels, et ne pouvant donc pas gérer les inscriptions à la course, j’ai demandé à ma responsable de ne pas m’inscrire pour les raisons pré-citées. Je lui avais tout de même promis de l’aider sur le stand du village, je lui demande donc vendredi à quelle heure je dois la rejoindre pour la course du dimanche. Elle en profite pour me dire qu’elle m’a quand même inscrite à la course, « au cas où ».

Pour moi y’a pas de au cas où, j’ai pas couru depuis le 5 mars et je suis fatiguée, donc je viendrais juste faire le pot de fleur au stand. D’ailleurs, samedi soir je vais boire l’apéro chez un pote à coup de vin rouge et de saucisson. Du coup ce matin dur dur de se lever à 7h pour aller à une course à laquelle je ne vais même pas participer.

Et là ça me frappe (oui je suis longue à la détente) : je me lève à 7h un dimanche matin pour aller à une course à laquelle je suis inscrite mais je ne vais pas participer  ? Et j’ose tenir un blog running ? Non ça va pas du tout, je décide donc de me mettre en tenue et de courir ces foutus 10km que j’ai déjà essayé d’esquiver par deux fois.

L’ambiance au village finit de me réveiller, et à 9h30 je m’installe dans le sas plus d’une heure (mais juste derrière le meneur d’allure 1h, comme vous pouvez le voir).

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La course : 

KM 1 : je suis bien, j’ai dépassé le meneurd’allure 1h qui reste derrière moi, il fait beau, il y a des arbres, bref c’est chouette.

KM 2 : en voyant le panneau « 2 » je réalise que j’ai DEJA mal aux cuisses et que je commence à avoir chaud, je ralentis un peu et vois le meneur d’allure 1h me dépasser puis s’éloigner de plus en plus. J’ai un peu les boules mais j’essaye de garder à l’esprit qu’on est qu’au début et que je dois tenir jusqu’à la fin.

KM 3 : Il y a une méga cote (ou juste un gros faux plat) qui m’achève car je refuse de ralentir et j’essaye de garder le cap. Pour m’occuper l’esprit je fais des maths (« tu as fais plus d’un quart de la course, bientôt un tiers ! Plus que 2km avant le ravito… » bref c’est l’éclate dans ma tête).

KM 4-5 : Je suis dans le mal, je me demande pourquoi j’ai décidé de courir 10km alors que je n’ai fait qu’une fois cette distance il y a 3 mois. Je regarde mon téléphone toutes les 5 minutes pour voir si mon copain m’a envoyé un texto pour me dire que oui il allait venir me voir (mais non il dormait quand je l’ai prévenu à 9h que finalement je courrais! ). Je m’arrête une minute au ravito le temps de récupérer un verre et de le boire et je reprends du poil de la bête en me disant que c’est bon, j’ai fait la moitié.

KM 6 – 7 : Je prends enfin du plaisir, j’ai fait une croix sur mon sub 60 depuis belle lurette alors je profite juste du beau soleil (même si je crève de chaud dans ma veste). Je commence à avoir mal au genou et je réalise que j’ai oublié de me couper les ongles des pieds et que je m’auto écorche les orteils à chaque foulée 🙂 . Mais pas grave, je refuse de m’arrêter.

KM 8 : Depuis que j’ai passé le panneau 7, j’ai remis un coup d’accélérateur. J’avais ralenti l’allure les kilomètres précédents et je me dis que 3km un peu speed, je peux gérer. Je dépasse plein de gens, je me sens plutôt bien donc je suis contente.

KM 9 : kilomètre le plus long de ma vie, j’espérais à chaque virage voir le fameux panneau « 9 » mais non il n’arrivait pas. Je me suis prise à espérer que je l’avais raté, mais non non il était bien un peu plus loin. Pas grave je sais que la fin est proche donc je continue à mon rythme et remonte un peu la foule.

KM 10 : Je ne ralentis pas l’allure pour ce dernier kilomètre, je suis persuadée que j’en suis à 1h15 et je ne veux pas aller au dessus. Je garde mes dernières forces pour accélérer dès que je vois la ligne d’arrivée et hop c’est déjà fini !

Conclusion :

Au final, temps réeel : 1:02:41. Je suis super contente car je pensais en être loin, et puis j’avais rien foutu ces dernières semaines niveau sport donc pour moi rien à reprocher à ce temps ! 🙂 Après vérification, j’ai mis entre 5:30 et 6:30 par kilomètre. Ce n’est pas très régulier tout ça mais sans montre c’est difficile de savoir où on en est ! Au moins je ne me suis pas pris la tête et j’y suis allée à mon rythme !

C’était court en fait. J’ai mal au genou, honnêtement c’était dur, mais pas une seule seconde je n’ai regretté de l’avoir fait ! C’est quand la prochaine course déjà ? 🙂

Petit ravito au stand après l'effort :)

Petit ravito au stand après l’effort 🙂